L’individualisme et la volonté de survie
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Les conditions de survie actuelle de l’être humain ne sont guère plus sophistiquées qu’ils l’étaient il y à quelques centaines de milliers d’années. Nous n’avons qu’à regarder de près, la situation précaire dans laquelle nous baignons, pour réaliser, qu’au moment ou nous sommes privés de ressources énergétiques communes pendant un long laps de temps, nous réalisons à quel point nous sommes vulnérables matériellement et psychologiquement.
L’ouragan Katrina est l’exemple le plus limpide de cette illusion collective de survie dans laquelle nous baignons. Quand l’individualisme règne, occultés par l’illusion de la sécurité collective, nous avons les résultats que nous avons tous constatés, lors du plus grand désastre naturel ayant frappé l’Amérique.
L’absence, de cohésion, d’organisation et de préparation face à ce genre d’événement, n’est que la pointe de l’iceberg dont nous sentons de plus en plus la présence. Nous n’avons guère à regarder très loin pour en réaliser la cause; l’individualisme à outrance et l’absence d’une identité réelle, divise, fragmente et crée l’incohérence, quand les plexus se mettent à vibrer au rythme du tambour de la survie; ce que nous avons tous constaté lors d’événements de cette magnitude.
Le sentiment de sécurité subtile créé par les liens collectifs émotionnels, renforce une sécurité illusoire, c’est à dire, qu’il n’est pas basé sur une capacité individuelle de cohésion et d’organisation avec les autres individus formant cette collectivité, mais sur un sentiment, une notion, que cette collectivité l’extirpera de cette impasse.
Si il y avait eu une capacité d’organisation et cohésion, c’est à partir d’une pulsion individuelle que se serait créé cette homogénéité, c’est à dire, la capacité de chaque individu psychiquement autonome, c’est à dire, la capacité, donc la volonté d’organisation de chaque individu, et leur habilité à se donner confiance basée sur la reconnaissance des mêmes qualités chez les autres, au-delà des illusions et des insécurités créées par la programmation psychologique qui les habite.
Une des plus grandes illusions de l’ego encore sous l’influence de la polarité et qui se pense en voie d’évolution, est de rejeter tout ce qui est collectif et de croire qu’il ne peut s’individualiser qu’en s’isolant, qu’en faisant sa petite affaire à lui tout seul.
Ceci est une des dernières barrières psychologiques ( l’ultime arnaque) créées par cette programmation polarisée pour l’empêcher de réellement se libérer.
En même temps, qu’il est incapable de donner confiance à qui que ce soit, parce qu’il se sent trop vulnérable pour le faire, ces deux barrières, ces deux gardiens du seuil, empêchent, malgré lui, l’ego d’aller plus loin, et donne à celui-ci, à travers l’illusion de la connaissance et son interprétation polarisée, la certitude psychologique d’être réel.
L’absence de cette conscience individualisée empêche ces individus de collaborer, donc de s’organiser au préalable. La preuve de l’ego individualisé est dans sa faculté de ne plus croire sa propre pensée, ce qui lui permet de ne plus se sentir vulnérable face aux évènements de la vie et qui lui donne l’ultime protection, c’est à dire, une pleine et entière capacité intellectuelle dépolarisée pour être en mesure par lui même, individuellement, de discerner ce qui est réel de ce qui ne l’est pas.
L’être humain n’est pas réellement conscient des gestes qui le font survivre. La source de tous ces problèmes réside dans le fait qu’il réagit toujours inconsciemment à des préceptes inculqués depuis son incarnation. Il n’a jamais réellement façonné consciemment ses liens avec les autres. Son attirance vers les autres a toujours été conditionné par ses instincts et ses émotions, et c’est pourquoi il n’a jamais pu au cours des ages, développer un sens de survie <métaconscient> c’est à dire, une conscience suffisamment globale pour alléger sa tension de survie.
Sans l’individualisation de son mental, c’est à dire, sans une dépolarisation suffisante pour le maintenir éveillée à sa situation de survie, il ne peut créer les conditions qui l’extirperont de cette survie, et ce, à tous les nivaux.
Tant qu’il est dans la survie psychologique, c’est à dire, tant qu’il se croit intelligent de la vie par le biais de son lien collectif émotionnel, c’est à dire, l’image qu’il a de lui même, c’est à dire, à travers l’importance qu’il met sur le regard des autres, il ne peut individualiser sa conscience et réellement commencer à être disponible, à collaborer, à co-créer avec des individus métaconscients.
L’image qu’il a de lui même étant basée sur le regard et le jugement des autres, il ne peut couper ce cordon ombilical le reliant émotivement à un collectif illusoire basé principalement sur son manque d’identité réelle. Il est très paradoxal, surtout quand il se croit individualisé, de constater toutes les difficultés qu’il a de collaborer avec les autres sans y attacher une coloration psychologique.
Plus son lien émotionnel avec le collectif est fort, plus il a tendance à l’individualisme, c’est à dire, à créer en lui une image à la mesure de ce lien.
L’ultime individualisme, est la tendance qu’à l’ego de vouloir inconsciemment s’extirper de ce piège émotionnel en se créant une image d’Hermite psychologique, différente des autres au niveau de la forme de l’image, mais totalement semblable en ce qui concerne l’essence de son lien émotionnel.
Incapable de collaborer réellement, c’est à dire, impuissant à maintenir ni à construire quelque peu constamment une collaboration à cause de cet attachement à la forme de l’image dont il est esclave et ignorant qu’elle est toujours fabriquée de toutes pièces par la programmation qui l’habite; il réagit à toute atteinte à cette image à travers des conditionnements émotionnels, qui n’ont de sens qu’en fonction de l’image déformée qu’il a de lui-même.
Finalement, l’individualisation réelle de l’ego, c’est sa coupure, non pas avec les autres, mais avec l’image de lui même. Ce n’est qu’à ce moment, qu’il pourra réellement commencer à réaliser qu’il a un besoin vital surtout de ceux, qui comme lui, on su s’extirper des griffes émotionnelles créées par leur programmation.
Il réalisera alors, qu’il ne peut se sentir frère qu’avec ceux qui indéniablement ont franchi le seuil de la porte de sortie de cette programmation, c’est à dire, avec ceux qui ont été affranchis de leur programmation psychologique polarisée, c'est-à-dire de ceux qui savent que la pensée qui s’anime en eux ne provient pas d’une dimension qui est réelle systémique, mais d’une dimension astrale sub humaine involuée, qui n’a jamais expérimenté la vie librement, donc métaconsciemment.
Charles Sabourin
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