La problématique que font face ceux qui commencent le processus d’éveil multidimensionnel est le fait qu’ils sont totalement assujettis au temps.
Le temps, ou plutôt la notion du temps, ronge notre vitalité, notre créativité, nos relations avec les autres et j’en passe.
Plus l’ego fonctionne de façon psychologique, c’est-à-dire à partir de la dictature occulte des mécanismes de la programmation, plus il est à la merci du temps. Le temps, ou plutôt cette notion psychologique que nous avons de notre déplacement dans l’espace, est créé par l’approche polarisée de l’ego de la réalité systémique, qui, à travers son interprétation psychologique, l’assujettit à ce qu’il appelle le temps.
Pour l’individu non éveillé, toutes les habitudes sont soutenues par une trame mémorielle vibratoire contenue dans les programmes. Le désordre de l’ego provient de cette trame constante qui somme toute le ramène inexorablement toujours à la case de départ.
L’ego metaconscient crée du temps au lieu de le subir, c’est-à-dire que primo, il transmute les conditions existantes de la programmation pour ensuite créer des conditions qui le conduiront éventuellement à se libérer du temps.
Le pire ennemi de l’ego est le temps. Il commence à se libérer du temps lorsqu’il commence à intégrer l’information qu’il a acquise. Il ne peut y avoir de conscience réelle sans cette intégration. À partir de là, le temps lui sert au lieu qu’il y soit asservi.
Il ne peut y avoir de développement du sens multidimensionnel sans qu’il y ait intégration de l’expérience de la constance et du temps.
Le temps devient alors un allié qui crée l’ordre au lieu de l’induire au désordre. Le temps n’est plus alors une notion, mais un outil qui lui sert et qui lui permet de se déplacer avec créativité dans son espace énergétique et matériel.
Il peut alors se projeter, se déplacer et visualiser son devenir créatif, ce qui lui permet de créer dans son présent les conditions futures qui détermineront l’ordre de vie dans lequel il doit être pour qu’il puisse se libérer des différents aspects de la survie psychique et matérielle.
Plus l’ego souffre du temps, plus il est assujetti à l’ordre polarisé de la programmation qui chevauche sa personne. Plus l’ego s’oppose au statu quo de celle-ci, plus il prend tous les moyens qu’il a à sa disposition pour s’en libérer. Il réalise alors que, contrairement à ce qu’il pensait et à ce qu’il croyait, cette prison n’est pas matérielle, mais plutôt psychologique et surtout temporelle!
Plus il s’extirpe des tentacules de cette prison psycho-temporelle, plus il devient libre du temps, c'est-à-dire que le temps devient l’ultime véhicule qui lui permet de se déplacer dans l’espace énergétique et matériel. Il crée alors les conditions d’ordre et d’efficacité qui lui permettent de complètement se libérer de la survie.
Charles Sabourin