Le temps
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Un des plus grands problèmes que font face ceux qui commencent à prendre conscience de ce qu’est le réel, c’est qu’ils sont totalement à la merci et assujettis au temps.
Le temps, ou plutôt la notion du temps, ronge notre vitalité, notre créativité, nos relations avec les autres et j’en passe.
Plus l’ego fonctionne de façon psychologique, c’est-à-dire à partir de la dictature occulte et polarisée de la programmation qui le chevauche, plus il est à la merci du temps. Le temps, ou plutôt cette notion psychologique que nous avons de l’énergie qui passe, est créé par l’approche polarisée que croit l’ego de cette réalité énergétique qui, à travers son interprétation psychologique, l’assujettit à ce qu’il appelle le temps.
Toutes les habitudes de l’ego sont créées à travers une trame où la constance est reine et le temps est maître. Le désordre de l’ego provient de cette trame de négligence constante qui somme toute le ramène inexorablement toujours à la case de départ.
L’ego métaconscient crée du temps au lieu de subir le temps, c’est-à-dire que primo, il transmute les conditions karmiques existantes de la programmation qui le chevauche pour ensuite créer des conditions qui le conduiront éventuellement à se libérer totalement de la survie du temps.
Le temps est le pire ennemi de l’ego non intégré. L’ego non intégré est un ego encore relativement inconscient, mais qui est en voie d’intégration métaconsciente. Il ne peut y avoir de réelle conscience sans cette intégration qui le libère du temps. À partir de ce moment, cette circulation constante d’énergie devient l’ami au lieu de l’ennemi de l’ego.
Il ne peut y avoir de métaconscience ou de supraconscience sans qu’il y ait intégration de ce que l’ego inconscient appelle le temps, c’est-à-dire l’intégration des différents principes de cette conscience supérieure.
Le temps devient alors un allié qui crée l’ordre au lieu de l’induire au désordre. Le temps n’est plus alors une notion, mais un outil qui sert l’ego métaconscient et qui lui permet de se déplacer hyper créativement dans son espace énergétique et matériel.
Le temps devient alors relatif, c’est-à-dire que l’ego peut alors se projeter, se déplacer dans le futur de sa destinée, ce qui lui permet de créer les conditions présentes et futures qui détermineront l’ordre de vie dans lequel il doit être pour qu’il puisse se libérer des différents aspects de la survie psychique et matérielle dans lesquels il est totalement englobé depuis des millénaires.
Plus l’ego souffre du temps, plus il est assujetti à l’ordre polarisé de cette programmation qui chevauche sa personne inexpérimentée. Plus l’ego se rebelle contre ce statut quo polarisé, en fait, contre ces conditions d’esclavage, plus il prend tous les moyens qu’il a à sa disposition pour s’en libérer. Il réalise alors que, contrairement à ce qu’il pensait et à ce qu’il croyait, cette prison n’est pas matérielle, mais plutôt psychologique et temporelle!
Plus il s’extirpe des tentacules de cette prison psycho-temporelle, plus il devient libre du temps, donc meta-temporel, c'est-à-dire que le temps ou ce qu’il appelait le temps devient l’ultime véhicule pour son déplacement dans l’espace énergétique de sa matérialité. Il crée alors les conditions hyper efficaces qui le déracinent, sine qua non, des tentacules de la survie.
Enfin libéré du temps, il devient alors un être réel, c’est-à-dire affranchi de l’anarque de la programmation qui le maintenait depuis toujours, absolument et inexorablement prisonnier du temps.
Charles Sabourin
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