L’homme involutif est limité à l’observation psychologique. Il ignore qu’il est manipulé par une programmation et est totalement inconscient des mécanismes par lesquels il vit et subit le phénomène de la croyance, c’est-à-dire la manifestation de son attachement émotif à la forme.
La croyance est la résultante du manque d’individuation de l’ego et de la magnétisation positive ou négative de la forme. Le phénomène de la croyance est directement lié à son inexpérience et a toujours besoin d’être supporté d’une pulsion positive ou négative pour agir. Il prend toujours des décisions en regard de ce genre de pulsions qui sont liées à la croyance qu’il détient un libre arbitre.
En dehors de ces paramètres, l’individu ne peut manifester son propre savoir, c’est-à-dire qu’il est impuissant devant les influences collectives qui l’incitent à accepter comme réel tout ce qui est en fonction du nombre d’individus qui adhèrent à une forme ou une autre qu’ils tiennent pour véritable. La vérité étant l’envers du mensonge, ces deux extrêmes sont l’apanage de ceux qui n’ont jamais eu de contact mental avec la réalité multidimensionnelle du système.
La naïveté qu’a l’ego de croire tout ce que lui impose sa programmation tient beaucoup plus de son ignorance qu’il ne le pense. Pour l’individu en évolution, la réalisation des mécanismes subtils qui entretiennent sa croyance est cruciale et enclenche toute la démarche de sa libération. Lorsque l’ego arrive à reconnaître ceci, il fait le premier pas qui le libérera de la survie psychologique.
L’ego averti, c’est-à-dire l’observateur ayant la synthèse permanente de la réalité multidimensionnelle, ne peut plus croire, c’est-à-dire accepter d’emblée l’expérience d’une autre personne parce qu’il ne la pas intégré lui-même et qu’il sait que la pensée est créée de toute pièce par l’influence de la programmation.