Le covenant de l’homme nouveau
L’illusion de l’ego face à son désengagement émotionnel vis-à-vis ses liens collectifs peut l’amener à croire qu’il doit s’isoler de tout ce qui est collectif.
Cette illusion psychologique, créée par son interprétation psychologique, est typique des pensées, et des actions retardataires créées par la programmation qui l’habite pour lui laisser croire qu’il se conscientise et que c’est en s’isolant des autres qu’il peut s’individualiser.
La réalité est tout autre, dans ce sens, que l’ego à un besoin vital du collectif, non pas à partir de ses émotions, qui peuvent l’entraîner dans une individuation psychologique, mais à partir de la trame de son individualisation psychique, c’est à dire, à partir de la transmutation de ses liens collectifs polarisés avec les autres.
Il ne s’agit pas pour lui de se créer une sorte d’individualité psychologique et de s’isoler comme un Hermite; mais de commencer à se renouer collectivement à partir du moment où il est réellement individualisé, c’est à dire, à partir d’un respect individuel créé par sa mentation dépolarisée, c’est à dire, à partir du moment où il réalise que sa pensée a été créée de toutes pièces par la programmation polarisée qui l’habite, et qu’il peut en neutraliser et en transmuter l’énergie
Le covenant de l’homme nouveau est relatif à sa dissociation émotionnelle avec le collectif, lui permettant de créer des alliances à partir d’une capacité d’appréciation, de l’intelligence et de la volonté des individus de son entourage. Sans l’apport de ses qualités essentielles, il n’est pas intéressé à échanger créativement avec ceux qui ne manifestent pas les attributs.
Son individualité réside dans le fait de sa coupure émotionnelle avec tout relationnel basé sur les polarités, donc, les émotions. Il ne peut co-créer qu’avec des êtres individualisés, c’est à dire, avec des individus qui comme lui, ont déchiré les voiles de la programmation qui les liaient occultement et émotionnellement et à un collectif via une insécurité latente créée par la crainte d’être seul.
L’ego dépolarisé prend totalement et absolument la responsabilité de sa solitude, c’est à ce moment qu’il réalise l’importance des autres, qui comme lui, ont réussi à assumer cette même responsabilité. Ils deviennent alors ses frères psychiques et avec eux il peut commencer à constituer un nouveau collectif, basé sur une intelligence réelle, qui crée une volonté réelle, produisant l’appréciation qui est la résultante de ces deux qualités premières.
L’ego métaconscient ne peut agir autrement, il a les mains liées par la conscience de ce qu’il sait!
Charles Sabourin